
Pendant toute l'année 2012,
l’exposition « Histoires d’îles » continue.
Cette exposition a été imaginée par Nausicaa et l’Aquarium Mare Nostrum à Montpellier en partenariat avec l’AOSIS (Alliance des Petits Etats Insulaires), pour faire rêver, voyager, dépayser les visiteurs avec des animaux spectaculaires ou insolites. Telles de minuscules planètes, les îles sont des mondes à part, exigus, vulnérables, isolés dans l’Océan, comme notre Terre l’est dans l’infinité de l’espace. Les îles sont aux avant-postes des défis environnementaux, sociaux et économiques qui nous concernent tous. De par leur exiguïté et leurs ressources limitées, elles sont particulièrement vulnérables, notamment face au changement climatique et à la hausse du niveau des mers. Les petits Etats Insulaires doivent mettre en place dès aujourd’hui des actions pionnières et inventer les solutions qui pourront inspirer les continentaux confrontés dès demain aux mêmes enjeux. Dans l’exposition « Histoires d’Iles », le visiteur atterrit sur une île et part à la découverte de paysages exotiques peuplés d’animaux étonnants : faune colorée du récif, requins zèbre, crabes royaux, tortues à nez de cochon, hippocampes dragons, pieuvre géante… D’île en île, grâce aux images spectaculaires d’un parcours audiovisuel scénarisé, les insulaires témoignent de leur histoire et de leurs espoirs et parlent des initiatives entreprises pour répondre aux enjeux actuels. Un film 3D et des ouvrages complètent l’expérience de cette exposition. L’exposition illustre les différentes problématiques en prenant des exemples dans chaque île. Ces exemples seront modifiés chaque année afin que toutes les îles soient évoquées.

Les îles, modèles de développement durable

Sur le globe, il existe 43 petits états insulaires qui représentent une multitude d’îles, îlots et archipels. Depuis 2007, les responsables de Nausicaa ont rencontré, à plusieurs reprises aux Nations Unies, les représentants de plusieurs états insulaires (Seychelles, Maldives, Tuvalu…) et notamment Dessima Williams, présidente de l’AOSIS et représentante de la Grenade. Ceux-ci leur ont fait part de leur préoccupation et de la situation des états insulaires. De même, ils ont alerté les participants du COP 15 sur l’état des îles menacées par le réchauffement climatique, un phénomène qui va toucher avec la même intensité les continents dans un futur proche. Loin de l’avis souvent répandu, les insulaires ne sont pas des mendiants vis-à-vis de la communauté internationale, ils sont des pionniers, car ils doivent trouver dès à présent les solutions dont nous avons tous besoin pour pouvoir continuer à vivre sur notre planète bleue. Ainsi les îles sont des sentinelles, des laboratoires de l’environnement qui expérimentent aujourd’hui les modèles de développement durable qui devront être adoptés par tous demain.
















Exposition Histoires d’Iles



